Un apprenti du Pôle formation UIMM Grand Ouest Normandie engagé dans un projet humanitaire à Madagascar
Depuis le Pôle formation UIMM Grand Ouest Normandie, certains parcours dépassent les murs de nos ateliers… et traversent les continents.
Raphaël BAUDRY, apprenti en 1ʳᵉ année de BTS Maintenance des Systèmes, s’apprête à vivre une expérience humaine et solidaire inédite.
Du 20 mars au 4 avril, Raphaël partira avec un groupe de 8 bénévoles à Madagascar, avec l’association ADN Malagasy.
Au programme :
- 10 à 11 jours sur place
- Logement chez l’habitant
- Rénovation d’une école
L’objectif ? Aménager un véritable espace d’enseignement pour des enfants qui parcourent jusqu’à 10 km par jour pour aller à l’école.
Le bâtiment actuel se résume à quatre murs : il s’agira de rénover l’intérieur pour offrir un lieu d’apprentissage convivial et adapté.
Raphaël a découvert ce projet grâce à sa compagne, elle-même engagée via sa formation, et a saisi cette opportunité unique : « Je vais développer mes compétences avec des outils moins modernes, et humainement mieux comprendre les autres. »

Interview complète ci-dessous :
Présentation
Peux-tu te présenter ?
Raphaël BAUDRY, en première année de BTS Maintenance des Systèmes chez Orano Temis Saint-Sauveur-le-Vicomte.
Pourquoi as-tu choisi l’alternance au sein du Pôle formation UIMM Grand Ouest Normandie ?
« Venant d’une filière STMG, attirer par les métiers manuels et passionné de Mécanique, « j’ai voulu en faire mon métier, j’avais besoin d’un métier qui bouge. »
Comment décrirais-tu ton parcours en quelques mots ?
« Motivant, car on apprend de nouvelles choses tous les jours que ce soit en entreprise ou au Pôle formation, et ce que l’on voit en entreprise et au Pôle se complète, tout se relit. »
Le projet humanitaire
Peux-tu nous expliquer en quoi consiste ton projet à Madagascar ?
« Nous sommes un petit groupe de 8, on part à Madagascar du 20 au 4 avril pendant 10/11 jours sur place, en logement chez l’habitant. Tous les jours, on va travailler dans une école pour la rénover.
Lors de ce voyage, on souhaite aménager un lieu d’enseignement aux enfants qui font 10 km par jour pour se rendre à l’école. Le bâtiment actuel est composé de 4 murs, donc l’objectif est de pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions.
C’est vraiment la rénovation de l’intérieur pour leur offrir un espace convivial et adapté. »
Pourquoi Madagascar ?
« Il y a déjà eu des missions de réaliser là-bas comme un dispensaire de soin, car ils n’ont vraiment rien là-bas, le seuil de pauvreté est important, les enfants ont la peau sur les os et ils n’ont pas la même vie que nous. »
Avec quelle association ou structure pars-tu ?
« Nous partons avec l’association ADN Malagasy. »
Impulsé par sa copine en formation GPME à l’ISPN, qui est elle-même soutenue par sa formatrice (présidente de l’association), Raphaël décide de saisir cette opportunité très rare.
« De vivre une telle expérience va me changer, je vais acquérir une compétence supplémentaire et que ce sera sûrement une expérience humainement enrichissante. »
Tes missions dans ce projet ?
« La rénovation sur place mais aussi l’accompagnement en amont auprès de l’association pour des démarches envers les entreprises pour récolter des fonds, du matériel …
Pour partir nous avons besoin de 8 000€ minimum mais dans l’idéal il nous faudrait 15 000€. Nous avons actuellement une cagnotte en ligne ouverte aux dons pour le voyage.
Nous avons déjà réalisé une soirée avec 120 personnes présentes pour récolter des fonds. Aujourd’hui, nous sommes à environ 7 000€, une autre soirée « poule au pot » pour récolter des fonds est prévue ce samedi 28 février à la salle d’Yvetot-Bocage à partir de 19h30. »
Rencontres-tu des difficultés pour monter ce projet ?
« Le voyage qui va être très compliqué, on part en mini bus jusque Roissy Charles de Gaulle, avec une escale en Ethiopie, ensuite à Nosy-bé (Madagascar), puis à Anjiamarango, pour partir à Ambanja avec cinq arrêts pour arriver à destination. »
Les compétences mobilisées
En quoi ta formation et ton apprentissage peuvent-ils t’aider dans cette mission ?
« En faisant de la Maintenance, j’ai des compétences manuelles grâce à la formation. »
Penses-tu que cette expérience va t’apporter des compétences utiles pour ton avenir professionnel ?
« Oui, en développant mes compétences dans les travaux manuels avec des outils moins modernes, et humainement pour mieux comprendre les autres. »
L’aspect Humain
As-tu des appréhensions avant le départ ?
« Oui, l’association nous a prévenu que l’on allait sûrement être choqué de la pauvreté là-bas. J’ai aussi peur d’être choqué, traumatisé du changement que je vais découvrir, le fait de passer de la vie moderne à « rustique » puisqu’ils n’ont vraiment rien là-bas. »
Si tu devais résumer ton état d’esprit en un mot avant le départ ?
« Motivé à donner le sourire aux enfants qui n’ont pas d’école, je suis plutôt confiant et pressé. »